Catégorie : Matières et réemploi

  • Le réemploi en agencement : ce qui marche vraiment

    Le réemploi en agencement : ce qui marche vraiment

    Chez BE PROCESS, nous ne présentons pas le réemploi comme une contrainte écologique de plus, mais comme un vecteur d’originalité architecturale et identitaire : une matière qui a une histoire donne au lieu une signature qu’aucun catalogue ne fournit. Encore faut-il savoir ce qui marche vraiment en agencement — et ce qui relève du vœu pieux.

    Le réemploi est partout dans les discours. Sur un chantier, c’est plus nuancé : certaines choses marchent très bien, d’autres coûtent plus cher qu’elles ne rapportent à la planète. Voici ce que nous en retenons, à partir de l’espace réunion et détente réalisé pour CDC Habitat avec l’agence Obier.

    Ce qui marche

    • Le bois local. Du bois des forêts des Landes plutôt qu’un panneau importé : même prix, meilleure traçabilité, et une matière qui a une histoire à raconter dans le lieu.
    • Le mobilier reconditionné. Un meuble existant qu’on reprend, qu’on repeint et qu’on réintègre coûte moins qu’un neuf et donne du caractère. Le meuble rouge du projet CDC en est l’exemple.
    • Les systèmes modulaires. Pegboards, grilles murales, rails : des éléments qu’on peut démonter et remonter ailleurs le jour où l’espace change. C’est du réemploi anticipé.

    Ce qui marche moins

    • Les matériaux de récupération sans filière. Chercher, trier, nettoyer et adapter des chutes coûte des heures. Sans gisement identifié, le bilan est mauvais.
    • Le réemploi imposé après coup. Décidé au moment du devis plutôt qu’à la conception, il oblige à redessiner. Il faut le vouloir dès le premier plan.

    Notre conviction

    Réutiliser quand le projet s’y prête, sans dogme. Dessiner des pièces démontables. Choisir des matières locales quand elles existent. C’est moins spectaculaire qu’un slogan, mais c’est ce qui tient sur un chantier.

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  • Acier, bois, inox, verre : choisir la matière selon l’usage

    Acier, bois, inox, verre : choisir la matière selon l’usage

    Nous travaillons les quatre dans le même atelier, et nous les mélangeons souvent dans la même pièce. Ce n’est donc pas une question de préférence : chaque matière a des usages où elle est juste, et d’autres où elle vieillira mal. Nos repères.

    L’acier : structure et graphisme

    Escaliers, garde-corps, verrières, structures de comptoir, claustras. L’acier porte, se plie, se découpe au laser en motifs fins. Brut, il vit et se patine ; thermolaqué, il tient la couleur ; galvanisé, il va dehors. C’est la matière de la ligne.

    Le bois massif : chaleur et contact

    Plans de bar, tables, marches, façades de meubles. Le chêne, le frêne, l’okoumé se touchent, se réparent, se poncent. Le bar en demi-ronds de chêne massif de Sauce Poulette est là pour ça : la main s’y pose. À réserver aux surfaces qu’on voit et qu’on touche, pas aux zones humides non traitées.

    L’inox : hygiène et usage intensif

    Cuisines professionnelles, plans de travail de restaurant, dessertes, mobilier soumis à un nettoyage quotidien. L’inox vibré ou brossé encaisse tout et se désinfecte. Chez Sauce Poulette, le plan en inox vibré est aussi la pièce directrice de la composition : l’hygiène n’interdit pas l’élégance.

    Le verre : lumière et transparence

    Verrières, garde-corps, parois de cave à vin, vitrages de mobilier. Feuilleté ou trempé selon le risque, le verre laisse passer la lumière là où un mur l’arrêterait. Dans la villa où nous avons transformé un cagibi en cave à vin, c’est le verre qui a rendu le volume.

    Les mélanger

    Les meilleures pièces associent souvent deux matières : structure acier et marches bois, comptoir inox et façade okoumé, cadre métal et vitrage. La règle : une matière pour la fonction, une pour le contact, et une écriture commune pour les assembler.

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